Psychothérapie & psychanalyse

« La psychanalyse, une théorie et une méthode qui combattent le destin et la fatalité ! »
Catherine Chabert, « Œdipe aux frontières », 2014.

« Ce qui distingue les approches orientées par la psychanalyse tient à ce qu’elles ne prétendent pas ramener les sujets à une norme supposée en les rééduquant, mais qu’elles leur permettent au contraire de retrouver la voie de leur singularité. »
Anaëlle Lebovits-Quenehen, présidente de l’ECF, 2025.

« La psychanalyse est cette traversée : du sauvage au symbolique, du clandestin au dicible, du mutisme à la parole, du passage à l’acte à la compréhension, de l’effroi à la pensée. Entendre ce qui est tu, c’est faire du silence un chemin. C’est permettre à la nuit de trouver sa forme. C’est accompagner un sujet vers le lieu où il peut enfin se dire. »
Joelle Lanteri

« Nous naissons déterminés et nous avons une petite chance de devenir libre. »
Pierre Bourdieu, émission « À Voix nue », France Culture, 1988.

Une psychothérapie, une analyse : pour qui ?

Pour l’adolescent, le travail psychothérapeutique est indiqué quand il rencontre des difficultés à s’épanouir dans son environnement : à l’école, dans sa famille

Pour un adulte, cela permet de dépasser une situation insupportable. Les motifs de consultation peuvent être :

angoisses, deuil, phobies, troubles du sommeil, dépression, troubles obsessionnels, troubles du comportement alimentaire, troubles bipolaires (troubles de l’humeur), problèmes d’addiction, traumatismes divers, difficultés relationnelles (couple, travail, famille), le burn-out et les problématiques de souffrance au travail, les problématiques de harcèlement…

S’engager dans une psychothérapie… selon la FF2P

« S’engager dans une psychothérapie, c’est prendre conscience qu’on peut être aidé, épaulé pour traverser nos difficultés. Le praticien de la psychothérapie a de l’expérience et des méthodes et des techniques pour aider à faire le point, mettre des mots, comprendre comment on en est arrivé là et comment on peut en sortir. L’objectif étant de se sentir de mieux en mieux. En effet, un travail psychothérapeutique a pour but un changement, une transformation et donc une évolution, que ce soit la disparition des symptômes spécifiques, la modification des comportements inadéquats ou des attitudes inappropriées, ou la découverte d’autres façons de vivre et d’être au monde. Toute psychothérapie s’appuie sur une relation thérapeutique entre un usager et un thérapeute. Cette alliance thérapeutique fondée sur la confiance, est essentielle pour que la psychothérapie soit efficiente, et qu’elle permette à celui qui consulte de se sentir bien accompagné, et d’aller mieux. »
(Extrait du site de la FF2P — Fédération Française e Psychothérapies et Psychanalyse)

Rencontrer le thérapeute

Les premières consultations permettent au patient de s’assurer de son profond désir d’entreprendre le travail sur lui-même mais également de rencontrer la personne qui l’accompagnera tout au long de son travail.
Une psychothérapie (et de facto une analyse) nécessite un profond investissement (du patient comme du thérapeute).
Il n’y a pas, en psychanalyse, de durée fixée ou de nombre défini de séances. Le patient avance à son rythme et selon l’investissement qu’il témoigne dans sa cure.

Psychothérapie et psychanalyse

La psychothérapie est un travail sur un mal-être, un symptôme. Les séances se font en face à face (le patient face au psychothérapeute).

Pour certains, l’expérience thérapeutique s’arrêtera avec la fin des difficultés ; ils auront trouvé l’apaisement qu’il venait chercher.

D’autres exprimeront un questionnement plus profond sur leur fonctionnement psychique et voudront entrer en psychanalyse.

La psychanalyse se déroule pour ou l’analysant (terme qui désigne celui qui est en psychanalyse) en position allongée, sur un divan, l’analyste dans son dos.

On peut dire que la psychanalyse est une psychothérapie poussée plus profondément.

La méthode principale de tout travail analytique est l’association libre.

Le patient en psychothérapie analytique ou l’analysant cherchent à se découvrir, ce qui permettra une transformation d’eux-mêmes. Ils auront dès lors à cœur d’être acteurs et responsables de leur vie. Ainsi, ils dévoilent leur propre responsabilité dans leur symptôme. Le chemin analytique mène à la découverte de sa position singulière de sujet.

Il ne s’agit donc pas de chercher à tout prix à supprimer le symptôme (qui est toujours là pour quelque chose) mais plutôt de sortir de l’aliénation de celui-ci qui disparaîtra « de surcroît » avec la fin du travail analytique.

Le psychothérapeute-psychanalyste guidera ses patients dans leur travail en s’appuyant sur sa propre psychanalyse, ses connaissances théoriques et cliniques, sans se placer dans une position de savoir absolu.

Comment savoir si l’analyse est faite pour moi ?
La thérapie est-elle compatible avec un traitement par psychotropes ?
Accompagnez-vous les personnes bipolaires ?

Oui. Mes mémoires universitaires ont porté sur le trouble bipolaire (maniaco-dépression). C’est une pathologie que je connais bien ; et je suis à même de la prendre en charge au long court dans un travail thérapeutique adapté.

« La bipolarité est une souffrance, certes singulière, mais non un enfermement inéluctable : pour peu qu’on accepte de la traverser.« 

Accompagnez-vous les personnes en situation d’addiction ?

Oui. Je suis titulaire d’un diplôme universitaire en addictions de l’Université Paris Cité. J’accompagne les personnes confrontées à des comportements addictifs, en explorant avec elles les liens entre la dépendance et leur histoire.

Peut-on venir pour un suivi court, sans s’engager sur le long terme ?

Oui. Certaines personnes viennent traverser une période précise, d’autres s’engagent dans un travail plus long. Les premières séances permettent d’évaluer le chemin que nous prendrons ensemble.

Accompagnez-vous aussi les personnes qui vont bien mais veulent évoluer ?

Oui. La thérapie n’est pas uniquement pour les moments de crise. Elle peut aussi être un espace d’enrichissement personnel, de connaissance de soi, ou d’exploration de ce qui pourrait donner plus de sens à sa vie.

Y a-t-il un engagement sur la durée ?

Non. La durée d’un suivi n’est pas fixe. Certains viennent traverser en psychothérapie sur une période précise et travaillent quelques mois, d’autres s’engagent dans un parcours analytique plus long.

Débuter une cure…
Finir une cure…

« Une analyse est terminée quand vous avez pu saisir que ce qui, pour vous, fonctionnait comme cause, cause de ce qui vous arrive, cause de vos malheurs, cause de vos ennuis, cause de vos difficultés, cause de vous-même, et bien que c’était fondamentalement erroné.
Que vous vous trompez. Que, en général, la cause sur laquelle vous vous arrêtez n’est qu’un alibi et un mauvais alibi. Un mauvais alibi parce qu’il est rare, ça arrive, mais il est rare que ce soit productif.
En général, ce sont des alibis qui se retournent contre le sujet puisqu’il va vivre dans la dépendance d’une cause fausse, et donc, du même coup, vivre une fausse existence. On peut dire ça comme ça, si on veut : une existence fondée sur l’erreur. Et donc, à partir du moment où il a pu s’apaiser et renoncer à ce qui lui est le plus cher, c’est-à-dire à ce qu’il vit comme étant la cause de ses tourments, de ce qui ne va pas pour lui, le défaut qui l’a marqué, l’injustice qu’il a subie, le traumatisme qui l’a heurté, l’incompréhension qui l’a entourée, etc., à partir du moment où il n’a plus besoin de cela pour soutenir son existence, on peut dire que l’analyse est terminée. »

Charles Melman

« L’inconscient, c’est la politique »… Lacan (1967)

« En s’intéressant à l’inconscient, en ayant pour objet d’étude ce qu’un sujet ne veut pas savoir mais qui le meut malgré lui – ce qui a été refoulé, forclos, récusé, dénié, réprimé -, la psychanalyse a sans doute vocation à provoquer des résistances, des ressentiments hostiles, et probablement à rester dans une certaine marginalité par rapport aux autres disciplines… Mais n’est-il pas du ressort de toute démocratie, de tout pouvoir politique responsable, de garantir l’existence d’une telle discipline, qui est toujours du côté de la singularité du sujet ? »
Thierry Roth, « Les Névroses de récusation », érès, 2025

Pour aller plus loin

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